Je suis atteinte d'une infection récurente et coriace. Les symptômes les plus fréquents se traduisent par :
Des pulsions de mort régulières envers les abrutis qui ont écrits ce putain de syllabus.
Une tendance à regarder par la fenêtre, à faire des pauses de plus en plus longues que le blocus avance.
Une forte consommation de cocaïne et de magnesium dans les barres chocolatées et de Red Bull qui va même jusqu'à me faire penser que j'ai la Parkinson. Malheureusement, aucun remède n'a été mis au point jusqu'à ce jour.
C'est pas tout ça, mais j'ai pas le temps qu'on cause. Faut que je me sauve.
Je suis pressée. Je suis stressée.
Si je passe devant vous et que je ne vous vois pas, si vous me parlez et que je ne vous écoute pas c'est parce que.
Parce que je suis oppressée. Je suis stressée.
Y a pas que les grands de ce Monde qui flippent, qui sentent pas les ondes. Le stress a atteint toutes les couches de la Société. Surtout la couche estudiantine.
Et moi. Moi. Je suis une étudiante stressée.
Ca ne s'explique pas l'inexplicable. Comme j'ne sais pas faire tourner les tables, je vais vous quitter. Je vais m'isoler.
Parce que je suis stressée. Je suis oppressée. Je suis pressée.
Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier. Je dois étudier.
Non ! Étudier ce n'est pas important. Je dois réussir. Je dois réussir. Y parvenir. Pour lui mais surtout pour moi. C'est comme cela.
Le PC au repos.
Les sorties au placard.
Les amis en suspend.
La vie sociale à la poubelle.
Les syllabis devant les yeux.
Le crayon dans la bouche.
La mémoire en plein éveil.
La réussite au bout de la ligne.
Je l'espère. Je ne veux que ça.